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jeudi 20 octobre 2011

LES PRIMAIRES PS 2011: UNE RECHERCHE SUR LA DEMOCRATIE

dimanche 16 octobre 2011

9 et 16 Octobre 2011 : QUESTIONNAIRE SUR LES PRIMAIRES

lundi 10 octobre 2011

Questionnaire en ligne

Pour Participer au Questionnaire En Ligne

Questionnaire LES PRIMAIRES PS 2011: UNE RECHERCHE SUR LA DEMOCRATIE

REPORTAGE. A Paris, on a aussi voté dans les quartiers de droite


«Dans un quartier de droite on n'a jamais vu autant de personnes dans un bureau de vote » c'est le cri du coeur d'un militant socialiste à l'école élémentaire Ampère du XVIIe arrondissement, un des quartiers les plus huppés de la capitale. Attenante à la cour, la grande salle de cantine ne désemplit pas et les familles défilent dans une ambiance plutôt marquée par les éclats de rire.

Les deux urnes siglées Mairie de Paris se remplissent sûrement. Vers 15 heures, un peu plus de 500 personnes y ont déjà mis leur bulletin.

« Une victoire » pour les militants socialistes dans le fief de . « Cela nous donne des forces pour la campagne à venir qui va sûrement être très violente » sourit Nicolas, un jeune militant de 27 ans. « Ils sont également assez nombreux à vouloir être tenus au courant de la suite des événements et nous laisser leurs coordonnées pour qu'on puisse les inscrire dans la mailing list » se réjouit-il.

Un militant : « Avec un tel succès, nous n'avons pas droit à l'erreur »


Le président du bureau de vote fait déjà ses calculs et extrapole : «Il y a environ 200 militants socialistes inscrits dans la section du XVIIeme arrondissement. A ce rythme-là, ce soir, ce sont près de vingt fois plus de gens qui auront participé au premier tour» trépigne Jean-Marie, le sourire vissé au visage. Une troisième table de dépouillement sera nécessaire dans la soirée pour assurer plus rapidement la transmission des résultats à Solférino, le siège qui va centraliser avec prudence les résultats. « Avec un tel succès, nous n'avons pas droit à l'erreur » confirme un militant.

« Je passe vite car mes brownies sont en train de cuire au four » s'amuse une mère de famille, qui s'avoue « ravie » de participer à l'exercice.

A la sortie, les votants, souvent en famille, n'en finissent plus de débattre sur le pavé.« Il ne faut pas sous-estimer l'exaspération des Français face à », analyse Xavier... un centriste viscéralement déçu par le président de la République. Dans ses basques, ses deux jeunes enfants jouent avec les bulletins de vote de et de Ségolène Royal. « Je ne cache pas pour qui j'ai voté, s'amuse ce partisan de Manuel Valls. C'est logique de l'avoir choisi car je suis un social démocrate, je fais parti de la mouvance TSS, Tous Sauf Sarkozy. Et comme le dit Valls, personne n'est propriétaire de la gauche » Pour ce père de famille, « François Bayrou a désincarné le centre ». Il se sent donc légitime à participer à la primaire socialiste.

« Les électeurs de droite du quartier passent pour voir s'il y a du monde »

A quelques pas, Marie-Caroline n'est pas non plus encartée socialiste, ni même foncièrement à gauche. Cette grand-mère passionnée de politique, a pourtant aussi voté, et avec conviction pour ... Arnaud Montebourg. N'est-il pas, pourtant, le plus à gauche des candidats ? « Je suis souverainiste et Montebourg a un discours tout à fait cohérent sur l'Europe » assure-t-elle, enjouée.

Malgré cet engouement, Marie-Caroline compte voter Corinne Lepage au premier tour de la présidentielle. « J'ai été militante plus jeune, mais le PS ne m'attire pas, car il n'y a pas d'idées, mais que des personnalités ». Une critique que ne risque pas de faire une fan de Ségolène Royal, ravie de l'après-midi qui vient de commencer. « N'oublions pas que c'est Ségolène Royal qui a eu l'idée des primaires avant tous les autres, éructe cette quinquagénaire à la cantonade. J'espère que ce soir ce sera elle, et franchement ça fait du bien pour une fois de crier sa joie dans ce quartier, cela n'arrive jamais. Allez Ségo ! » En attendant, certains badauds se montrent juste curieux de l'agitation. «On les reconnait depuis ce matin, s'amuse Maurice, un bénévole venu donner un coup de main. Ce sont les électeurs de droite du quartier qui passent pour voir s'il y a du monde »

Primaires : un duel Hollande-Aubry avec Montebourg pour arbitre

par challenges.fr

Près de 2 millions de sympathisants de gauche se sont rendus aux urnes dimanche pour le premier tour de la primaire socialiste. François Hollande devance largement Martine Aubry et Arnaud Montebourg supplante Ségolène Royal.
François Hollande et Martine Aubry (AFP) François Hollande et Martine Aubry (AFP)
Près de 2 millions d'électeurs se seront déplacés ce dimanche pour choisir celui ou celle qui devra défendre les couleurs du PS et du PRG lors des présidentielles de de mai 2012. Martine Aubry est largement devancée par François Hollande. Elle obtient, selon des résultats partiels, un peu plus de 30% contre 39% pour son prédécesseur à la tête du PS.

Arnaud Montebourg réussit lui un exploit en s'imposant sur la troisième marche du podium avec 17,3% loin devant Ségolène Royal qui parvient tour juste à devancer Manuel Valls (6,9% contre 5,5%). Le score de Jean-Michel Baylet obtient lui moins 1%.

Un succès pour la démocratie

Dans la pratique, tous les citoyens inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010 pouvait participer à cette primaire. Pour cela, l'électeur devait signer la déclaration d'adhésion aux valeurs de la gauche. le texte est : "Je me reconnais dans les valeurs de la Gauche et de la République, dans le projet d'une société de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire". Ce qui devrait permettre de filtrer un peu avant l'isoloir... Il doit également verser au minimum un euro de participation aux frais d'organisation. Le vote se fait à bulletin secret sous enveloppe dans des isoloirs.

Les bureaux de vote ont fermé comme prévu 19H00 et les premiers résultats seront communiqués au fur et à mesure du dépouillement. Les résultats nationaux "estimés" devraient être connus vers 21H30 heures, le résultat national "validé"... "dans la nuit".

Un mot d'ordre : éviter les déboires de 2007

A gauche, on n'hésite pas à dire que ces primaires citoyennes chamboulent tout. Les candidats ont joué le jeu des débats télévisés en prime time. Les uns et les autres ont pu avancé leurs arguments dans une entente cordiale. Ces débats, d'un niveau inégal certes, ont été l'occasion d'échanger des idées et d'alimenter la réflexion pour la présidentielle à suivre. Le chantre de la démondialisation, Arnaud Montebourg a joué jeu égal avec Manuel Valls le néo-rocardien qui a dû justifier à plusieurs reprise son appartenance au courant socialiste mais aussi avec les grands favoris lors de débats qui ont enregistré des records d'audiences.

Tous ont désormais un seul mot d'ordre, mobilisation générale derrière le candidat qui sortira vainqueur du deuxième tour, pour éviter le manque d'unité de 2007 autour de la candidate d'alors, Ségolène Royal.

Ces primaires en multipliant les inconnus, demeurent un formidable pari pour la gauche en particulier, mais aussi pour la vie politique française en général.

Marco Mosca

samedi 8 octobre 2011

QUESTIONNAIRE EN LIGNE A PARTIR DE DEMAIN

L’enquête à laquelle Vous êtes convies à participer s'inscrit dans le cadre d'un
Recherche Universitaire de doctorat de Sociologie et de Science Politique.

Vous aurez la possibilité de participer à la Recherche Universitaire avec la compilation d'un Questionnaire en ligne.

entre le 9 et le 16 octobre C'est quand?

Où participer?
sur le Blog http://lesprimaires.blogspot.com/

sur Twitter
http://twitter.com/#!/LesPrimairesPS


sur la page Facebook
https://www.facebook.com/pages/LES-PRIMAIRES-DU-PARTI-SOCIALISTE-2011/141081982654813?sk=wall

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http://www.lacoopol.fr/groupe/les-primaires-une-recherche-sur-la-democratie

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Tous les votants aux primaires Qui peux participer?


LES DONNEES SERONT TRAITEES DE FACON ANONYME

Bonnes primaires à tous!

Harlem Désir: "Plus rien ne sera comme avant dans la vie politique française"

par tempsreel.nouvelobs.com

Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, affirme que la primaire socialiste a "redonné des couleurs au débat", et que désormais "plus rien ne sera comme avant dans la vie politique française", dans un entretien à l'AFP à la veille du premier tour.

QUESTION: A la veille de la primaire PS, le pari est-il gagné?

REPONSE: "Les débats ont été un grand succès. Les Français sont passionnés. Nous avons gagné le pari de l'unité. Les socialistes sont mobilisés. Maintenant, il faut transformer cet intérêt en une participation très large. C'est ça l'enjeu des heures qui viennent. Les présidents des bureaux de vote sont à pied d'oeuvre. Ils sont en train de récupérer leurs kits partout en France pour s'assurer du meilleur accueil des citoyens qui veulent participer à ce grand événement démocratique".

Q: Quel est votre pronostic de participation?

R: "L'objectif est de passer la barre du million de votants. Ce serait un événement sans précédent, qui signifierait que les citoyens s'en sont saisis pour en faire le premier acte de la présidentielle de 2012.

Plus rien ne sera comme avant dans la vie politique française. Aucun parti ne pourra plus prétendre priver les citoyens du grand débat dont nous les avons saisis. C'est un signe de confiance en les Français et nous avons redonné des couleurs au débat politique, grâce aux candidats qui ont tous mené une campagne remarquable qui a porté sur le fond, les idées (...).

Alors même qu'on nous attendait sur l'affrontement, leur succès a été porté par au contraire le respect entre les candidats et la qualité du débat de fond".

Q: Quel est votre rôle dans cette primaire?

R: "C'est d'être le garant de l'unité, du respect de chaque candidat, de veiller à l'égalité de traitement. J'ai été particulièrement attentif à l'organisation des débats, pour la mise à disposition des moyens du parti, les aider à faire campagne dans les meilleures conditions.

Les candidats ont redonné une grande fierté aux socialistes. Tout le monde a été fier de cette équipe qui s'est dessinée sous nos yeux, avec ce que chacun a apporté. Il faut assumer le débat au sein d'une famille politique. Les Français préfèrent que ce débat ait lieu de façon ouverte, transparente, plutôt qu'il se passe avec des coups bas, des pressions. Nous avons fait une primaire populaire alors que la droite faisait une primaire masquée à coup d'affaires, de pressions".

Propos recueillis par Christine POUGET

vendredi 7 octobre 2011

QUESTIONNAIRE EN LIGNE A PARTIR DU 9 OCTOBRE

L’enquête à laquelle Vous êtes convies à participer s'inscrit dans le cadre d'un
Recherche Universitaire de doctorat de Sociologie et de Science Politique.

Vous aurez la possibilité de participer à la Recherche Universitaire avec la compilation d'un Questionnaire en ligne.

entre le 9 et le 16 octobre C'est quand?

Où participer?
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LES DONNEES SERONT TRAITEES DE FACON ANONYME

Bonnes primaires à tous!

Primaire: un modèle pour tous ?

Par Valérie Gas

Les débats télévisés organisés avant le premier tour de la primaire socialiste se sont déroulés sans incidents. La campagne des candidats a été menée sans dérapage. Les Français ont manifesté un intérêt pour cette démarche. Le processus engagé pour désigner le candidat PS à la présidentielle grâce à un vote populaire est-il d’ores et déjà un succès qui va rendre les primaires incontournables ?

Sans dresser un bilan définitif, on peut tout de même déjà observer que l’exercice, inédit en France, d'une consultation ouverte au-delà des seuls adhérents d’un parti à tous les citoyens, a fait bouger les lignes dans les formations politiques. L’organisation d’une primaire a créé une dynamique et a donné au Parti socialiste l'image d'un mouvement moderne qui a réussi à surmonter ses vieux démons, notamment celui de la division.

Le député Jean-Jacques Urvoas, ex-proche de Dominique Strauss-Kahn rallié aujourd'hui à François Hollande, s'en réjouit : « Nous avons démontré que nous pouvions débattre sans nous combattre, ce qui, au regard de l’habitude du Parti socialiste, est une nouveauté. Ensuite, nous avons montré que nous pouvions parler de politique en intéressant la population et c’est plutôt porteur pour l’élection présidentielle. Et puis, surtout, nous avons réussi à entretenir un désir d’alternance qui passera par un candidat socialiste puissant ».

« Débattre sans combattre »

Le bilan serait donc 100% positif ? C'est à voir. Le chercheur et enseignant en science politique Olivier Rouquan estime qu'il ne faut pas croire d'ores et déjà que la primaire est la solution miracle qui va permettre au Parti socialiste de devenir irréprochable et imbattable.

Il faut au moins attendre la troisième mi-temps, celle du rassemblement souhaité (mais pas encore réalisé) derrière le candidat désigné, pour s'assurer que les mentalités ont bien changé au PS et que ce candidat ne sera pas confronté, comme Ségolène Royal en 2007, aux coups tordus de ses ex-concurrents, à l'époque Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

Malgré tout, Olivier Rouquan pense que cette expérience plutôt réussie des socialistes va forcément pousser la droite à réfléchir, elle aussi, à son application : « Si dans tous les cas, les primaires, parce qu’il faut toujours rester prudent, suscitent une participation honorable, si ces primaires sont un succès jusqu’au bout et que les divisions éventuelles ne font pas de dégâts dans l’après-primaire, la droite sera forcément intéressée par ce dispositif, par sa mise en place, d’autant qu’il est clair que sans parler de crise de leadership, il y a de plus en plus d’incertitudes que les querelles se réveillent. Donc, oui, la droite pourrait être intéressée ».

Pourtant à l'UMP, pendant des mois, le mot d’ordre a été de tout faire pour essayer de discréditer la démarche des socialistes. Des critiques ont ainsi été émises sur l'organisation de la primaire, le manque d'intérêt des débats et même le risque de « fichage » des citoyens qui vont participer à la désignation du candidat socialiste.

Certains membres de l'UMP sont toujours irrémédiablement réfractaires à la primaire et n'y voient pas une expression démocratique, bien au contraire. Parmi eux, le député Lionel Luca, qui appartient au courant dit de la « droite populaire ». Il ne mâche pas ses mots : « Je trouve cela particulièrement choquant qu’on puisse afficher ses opinions politiques de cette manière, publiquement. Donc j’invite tous les citoyens, pour savoir qui vote à gauche, à aller devant les bureaux de vote... Je pense qu’on a juste oublié que les primaires existaient dans la Constitution de la Ve République, c’était le premier tour des élections ».

Vers des primaires à droite ?

Ce point de vue tranché n'est pas forcément le plus représentatif à l'UMP aujourd'hui. Il y a eu incontestablement une évolution dans l'appréciation des choses et dans l'expression des points de vue. François Fillon lui-même a estimé récemment que ce système de primaire était « un processus moderne qui convient à droite comme à gauche pour toutes les grandes élections ».

Pour toutes les grandes élections, certes, mais pas pour la présidentielle de 2012 puisque Nicolas Sarkozy est président sortant et donc candidat incontestable. Ce que confirme le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé : « Ce n’est pas un sujet d’actualité immédiate. Pour 2017, de toute façon, ce n’est pas vraiment un débat puisque les primaires sont prévues par nos statuts. Le moment venu, ce sera donc des discussions qu’on aura. Mais enfin, comprenez qu’on n’est pas vraiment dans la désignation du candidat pour 2017. Et c’est moi qui vous le dit, je suis d’autant plus à l’aise ! On est tous sur 2012 quand même et sur la réélection du président de la République, pour lequel il n’y a pas de débat sur les primaires. Il n’y a pas de débat sur le fait que c’est Nicolas Sarkozy ! »

Une idée de droite à l’origine

Il n'y a pas de débat, c'est un peu vite dit. Et même si c'est le cas, certains à l'UMP regrettent cette situation, comme le député de Paris Claude Goasguen qui déclare : « Les primaires socialistes vont certainement servir d’exemple aux autres partis politiques et je le souhaite ardemment, car aujourd’hui, je trouve très bien que des sympathisants puissent donner leur avis. Donc je crois que tôt ou tard, l’UMP le fera. Le plus tôt sera le mieux. Vous savez, c’est une idée de droite à l’origine cette affaire… Moi j’aurais souhaité que cela ne soit même pas seulement cette année mais bien avant ».

Quant au centriste Hervé Morin, qui a été l’un des premiers dans la majorité à manifester son intérêt pour cette démarche, il est convaincu qu’après l'expérience socialiste, la primaire va s'imposer : « Vous imaginez le booster et le tremplin pour celui qui sortira de ce suffrage ! Et donc je crois profondément que tous les partis politiques seront amenés à un même exercice à la prochaine présidentielle ». Réponse dans cinq ans.

jeudi 6 octobre 2011

Débat de la primaire : "Hollande a pris le moins de risque possible

par le monde

Au terme du troisième débat entre les six candidats à la primaire, mercredi 5 octobre, Françoise Fressoz, éditorialiste au Monde et Patrick Jarreau, chef du service politique du Monde, ont répondu en direct aux questions des internautes.

>> Relisez tout le suivi en direct du débat

  • Bastien : Quelle a été pour vous la formule choc de ce débat ?

Françoise Fressoz: L'émission a été jalonnée de formules chocs. Comme si chaque candidat essayait dans la dernière ligne droite de donner les clés du vote à ses électeurs. Chez Mme Aubry, la formule choc fut : "La politique c'est vouloir, faire, et changer". Chez M. Hollande, la formule qui m'a frappé fut "mon programme sera socialiste" parce que certains le soupçonnent depuis le début de faire une campagne au centre. Une volonté de bien marquer que la gauche, c'est le changement. Puis M. Valls qui a dit "un président qui ne déçoit pas", avec une volonté d'être très proche du réel. Et, enfin, M. Montebourg avec cette formule : "Les tribunaux sont plus à gauche que Manuel Valls".

Patrick Jarreau: Chez les deux candidats les plus jeunes, deux formules m'ont frappé. Valls : "Les Français ont peur des idéologies et des réponses du passé" et Montebourg : "Depuis 30 ans, on a tout laissé aller dans ce pays [soit 1981]". On voit bien comment tous deux se situent non seulement dans l'après mitterrandisme mais dans l'après génération Jospin.

  • Thomas : Pensez vous que les primaires font du bien aux PS ?

Patrick Jarreau: La primaire fait du bien au PS dans la mesure où elle transforme la désignation de son candidat à la présidentielle en un événement de politique nationale. Ce qui peut assurer au candidat qui sera désigné une dynamique pour la campagne présidentielle elle-même. En même temps, cette procédure dépossède le parti et ses militants d'une de leur principales prérogatives. On peut donc considérer que le parti tel qu'il fonctionnait traditionnellement depuis au moins 40 ans s'affaiblit et va devoir évoluer vers un autre type d'organisation.

Françoise Fressoz: Le recours à la primaire révèle aussi la difficulté de la gauche à faire émerger un leadership. Depuis la fin du gouvernement Jospin, on voit bien qu'aucun leader n'a réussi à s'imposer sans cette manifestation démocratique.

  • Jmbourdo : Qui a financé la campagne de chaque candidat de la primaire ? Le parti socialiste ?

Patrick Jarreau: Le PS a mis à la disposition de chaque candidat une somme de 50 000 € pour faire campagne dans la primaire. Certains candidats ont ajouté à cette dotation des collectes organisées parmi leur partisans ; cela a été le cas notamment de Martine Aubry.

  • Mathieu : Pour vous, des primaires à droite pour 2012 sont-elles encore imaginable ?

Françoise Fressoz: Pour 2012, cela me paraît improbable. Dans la mesure où une candidature de substitution à M. Sarkozy ne s'impose pas vraiment. Il y a sans doute un fantasme d'une candidature Juppé, mais le ministre des affaires étrangères est au gouvernement, il assure qu'il est fidèle à M. Sarkozy et il faudrait vraiment que ce dernier renonce, ce qui paraît peu probable, pour que la droite organise une primaire. L'hypothèse paraît en revanche davantage crédible pour 2017 tant la foire aux ambitions est pregnante à droite. Rappelons que les statuts de l'UMP prévoient que le candidat à la présidentielle se soumette au vote des militants du parti.

  • Edgar : Vers qui se reporteraient les voix de Royal après le 9 octobre?

Patrick Jarreau: Martine Aubry a très clairement marqué sa volonté de rupture en se faisant la garante d'un "changement profond" ce qui pourrait attirer davantage les partisans de Mme Royal. François Hollande a lui tenu un langage de rigueur plutôt que de rupture. Manifestement, Mme Aubry a cherché à prendre une option de ce côté là mais beaucoup dépendra des conseils de vote que donnera Mme Royal, car l'électorat qu'elle concerne lui voue une grande confiance personnelle. Alors que les partisans des autres candidats adhèrent plutôt à des programmes.

  • Guest : De votre point de vue quels sont les thèmes où ils sont le plus divisé ?

Françoise Fressoz: Un thème a vraiment fait la différence, c'est l'éducation. Ce n'est sans doute pas un hasard, parce que la rénovation de l'éducation sera un thème clé de 2012 et parce que la reconquête du corps enseignant pour la gauche est extrêmement important. On a retrouvé dans le débat Hollande-Aubry un affrontement qui avait déjà eu lieu lorsque Lionel Jospin avait fait la réforme de l'éducation que Laurent Fabius avait préparé lorsque la gauche était dans l'opposition. M. Fabius voulait échanger des augmentations de salaire contre une rénovation du système éducatif. Et M. Jospin avait préféré faire appliquer la revalorisation sans contrepartie. Martine Aubry se situe aujourd'hui dans les traces de M. Fabius, elle veut bien des augmentations de postes, mais en échange d'une rénovation profonde du système éducatif. M. Hollande considère lui que le désenchantement des enseignants est tel qu'il faut leur donner des gages sur les créations de postes avant même de mettre en oeuvre la réforme.

  • Jmbourdo : Que pensez-vous des sondages ? Sont-ils crédibles face à ce nouvel exercice ?

Patrick Jarreau: Les sondages sont évidemment d'autant plus aléatoires qu'on a affaire à un exercice électoral sans précédent. Et il est difficile de prévoir avec certitude la composition du corps électoral de cette primaire. Dans ces conditions, il est plus important que jamais de disposer d'échantillons larges, ce qui n'est pas toujours dans les moyens des acheteurs de sondages.

Françoise Fressoz: On ne peut absolument pas savoir ce que donnera le résultat. En revanche, on peut constater que le résultat des sondages a influé sur les campagnes des uns et des autres. M. Hollande a mené une campagne de favori, Aubry a constamment essayé de le détrôner, Valls et Montebourg ont cherché à augmenter en notoriété, en jouant l'affrontement.

  • Mathieu : Ségolène Royal ne serait elle pas la grande perdante de ce débat ?

Françoise Fressoz: Ce qui m'a frappé dans ce dernier débat, c'est la volonté de Ségolène Royal de prolonger la "magie" de la campagne de 2007. Elle a presque demandé aux électeurs de la primaire de lui donner cette chance. Je pense que c'était une façon de reconnaître qu'elle était moins dans la course qu'il y a cinq ans. Elle vit avec ce souvenir intense, elle prend plaisir à la campagne mais elle a beaucoup plus de difficultés à prendre la main.

Patrick Jarreau: Les concurrents de Mme Royal ont tiré les leçons de son succès à la primaire de 2006 en pillant très largement certaines de ses idées les plus marquantes. De sorte qu'elle se trouve en difficulté aujourd'hui, au moment où ses axes de campagnes d'il y a cinq ans sont en grande partie validés.

  • Mathieu : Croyez vous a un scenario surprise ? Un Valls - Montebourg par exemple

Patrick Jarreau: Si l'on se réfère aux sondages, le seul qui ait marqué un progrès important est M. Montebourg qui de toute évidence, aimerait arriver à la troisième place. Rien n'indique qu'il puisse viser mieux. Mais le fait de détrôner Mme Royal serait pour lui évidemment une victoire importante et l'assurerait d'un rôle majeur pour la suite, surtout si la gauche l'emporte effectivement à la présidentielle. Il n'y a pas qu'à droite que les "quadras" réfléchissent à 2017 ...

  • Toto : Hollande ne se dévoile pas. C'est un problème, justement

Françoise Fressoz: M. Hollande s'est installé dès le début dans la position du favori. Son jeu consiste donc à y rester et à prendre le moins de risque possible. C'est la raison pour laquelle il a semblé en retrait par rapport aux autres candidats, dans le débat. Il n'oublie pas que la campagne présidentielle se joue à trois ou quatre tours et que s'il se retrouve en finale face au candidat de droite, il a intérêt à ne pas tout dévoiler d'un coup, à ne pas s'exposer aux attaques de la droite. Il gère une campagne de long cours.

  • Guest : Ces six acteurs nous auront donné une idée d'un possible futur gouvernement...

Patrick Jarreau: Comme lors du deuxième débat, le souci de se montrer comme une équipe capable en effet de gouverner ensemble a été manifestement très présent. Néanmoins sur les deux ailes Manuel Valls et Arnaud Montebourg ont cherché à se différencier nettement. Ségolène Royal a revendiqué l'ancrage populaire et l'audace dans les mesures comme si elle se plaçait déjà en censeur d'un futur gouvernement de gauche, dont elle serait en quelque sorte la conscience réformatrice. Ce qui est apparu aussi, ce sont les esquisses d'alliance dessinées d'un côté par Mme Aubry en direction de M. Montebourg et de Mme Royal et de l'autre par M Hollande, courtisé assez clairement par Manuel Valls.

  • Jmbourdo : Pensez-vous que Hollande s'est détaché lors de ce débat ?

Françoise Fressoz : Il me semble que sa stratégie, comme dans les deux débats précédents, a été de se tenir hors de la mêlée et de ne pas trop en dévoiler. Il me semble que sa stratégie, comme dans les deux débats précédents, a été de se tenir hors de la mêlée et de ne pas trop en dévoiler. Sur l'éducation, où il a été attaqué à la fois par Mme Royal qui a repris le chiffrage de l'UMP sur la création des 60 000 postes d'enseignants et par Mme Aubry, il s'est montré pugnace, défendant l'opportunité de sa mesure.

Le Monde.fr

La presse étrangère juge les primaires PS

par parisien

Ce soir, c’est leur dernier débat. A quatre jours du premier tour des primaires, les six candidats se retrouvent à 20h30 sur BFM TV et Public Sénat, en partenariat avec RMC et « le Nouvel Observateur », pour jeter leurs ultimes arguments dans la bataille.

Si les primaires intéressent un peu moins au-delà de nos frontières, elle est quand même très couverte par les médias étrangers. Voici le regard de quatre de leurs correspondants.

Ce qui les a surpris

Michaela Wiegel, « Frankfurter Allgemeine Zeitung », quotidien allemand. « Ce sont des débats auxquels le PS ne nous avait pas habitués! D’habitude, je trouve les congrès des socialistes ennuyeux. Mais là, c’est une vraie cure de modernité car ils sont obligés de prendre en compte la situation du pays. A l’exception de Montebourg, ils essaient tous d’être dans le réalisme financier. »

Alberto Toscano, journaliste italien (vient de publier « Ces gaffeurs qui nous gouvernent », Ed. Fayard) : « La plus belle chose, c’est le match Valls-Montebourg. Ce sont les seuls vrais compétiteurs, les trois principaux candidats évitent la polémique et font de la surenchère sur qui inspire le plus confiance. Valls et Montebourg, eux, parient tout sur la ligne politique. »

Bruce Crumley, « Time Magazine », hebdomadaire américain : « Les candidats parlent beaucoup plus de fond que lors des primaires de 2006. C’est plus étoffé et plus proche d’une primaire à l’américaine. Il n’y a pas de coups bas, ce qui est surprenant quand on connaît le PS. »

Watanabe Gosho, chaîne japonaise NHK : « Le débat sur le nucléaire nous passionne. Après ce qui s’est passé à Fukushima, cela est intéressant de savoir quelle politique énergétique prônent les candidats. Entendre parler du nucléaire comme d’une énergie du passé retient l’attention. »

Quel écho dans leur pays

Michaela Wiegel : « En Allemagne, les primaires sont suivies. Le SPD (NDLR : Parti social démocrate) regarde de près ce qui se passe car il réfléchit à moderniser le processus de désignation de son candidat à la chancellerie. »

Alberto Toscano : « Cela n’intéresse pas beaucoup les Italiens. En ce moment, les demandes de sujet concernent plutôt… le prochain accouchement de . »

Bruce Crumley : « C’est difficile car l’Américain moyen ne sait même pas qui est le Premier ministre français, alors savoir qui sont Hollande et Aubry… Au début, les primaires intéressaient surtout à cause de l’affaire DSK. »

Watanabe Gosho : « Pour l’instant, peu. Notre chaîne va faire un premier sujet lundi avec les images du débat sur France 2 et celui de BFM TV notamment. On insistera sur le nucléaire et sur la question des déficits. »

Leur pronostic

Alberto Toscano : « On sera sans doute loin des 4 millions de participants comme lors des primaires italiennes. En dessous de 1 million de votants, ce sera un échec pour le PS. Quant aux résultats, je ne vois pas comment la victoire pourrait échapper à Hollande. »

Bruce Crumley : « Hollande ou Aubry sont tous les deux sérieux et ont un vrai bilan. Aubry est considérée comme plus à gauche que Hollande… comme était vue comme plus à gauche qu’Obama en 2008. »

Watanabe Gosho : « C’est difficile à dire. Surtout que ces primaires sont ouvertes, alors qu’est-ce qui empêche des partisans de l’UMP de venir désigner le candidat qui leur semblerait le moins fort face à Sarkozy? »

mardi 4 octobre 2011

QUESTIONNAIRE EN LIGNE A PARTIR DU 9 OCTOBRE

L’enquête à laquelle Vous êtes convies à participer s'inscrit dans le cadre d'un
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LES DONNEES SERONT TRAITEES DE FACON ANONYME

Bonnes primaires à tous!

lundi 3 octobre 2011

Dernières passes d’armes avant les primaires socialistes

par le parisien

Les six candidats aux primaires du PS n’ont plus que sept jours pour convaincre. Et certains n’hésitent plus à attaquer leurs concurrents.

HOLLANDE joue la carte Robert Hue

En tête dans les sondages, veut conforter son avance. De la Seine-et-Marne aujourd’hui à Dunkerque vendredi en passant par Rouen mercredi, il sera tous les jours sur le terrain.

Temps fort, le meeting de Toulouse jeudi, « en clin d’œil » à Mitterrand qui terminait ses campagnes dans la Ville rose. En guest stars sont annoncés le héros du Sénat Jean-Pierre Bel, l’ancien numéro un communiste Robert Hue et le chansonnier Pierre Douglas. Avant, Hollande se sait attendu par et Ségolène Royal pour le dernier débat mercredi soir sur BFM TV. « Notre objectif est de faire le meilleur score possible au premier tour pour que les choses soient claires! » indique Stéphane Le Foll, le fidèle du député de Corrèze. « Hollande a peur du second tour qui l’opposera à Aubry, notamment le débat, c’est pourquoi il espère avoir beaucoup d’avance », lâche un soutien de cette dernière. « Plus un candidat s’impose, plus le rassemblement est facile », rétorque Pierre Moscovici, coordinateur de la campagne Hollande.

AUBRY s’en remet au phoning

« Etre dans les discussions de famille du samedi soir » : François Lamy, le directeur de campagne de Martine Aubry, a fixé l’objectif de la semaine. Pour tenter encore de l’emporter, la maire de Lille, largement distancée dans les sondages par Hollande, est contrainte de durcir le ton. « Moi, je ne recyclerai aucun des ministres de Nicolas Sarkozy », a-t-elle ainsi appuyé hier soir sur Radio J. Façon de renvoyer Hollande à sa proximité avec Jean-Pierre Jouyet, conseiller et ami de longue date du député de Corrèze et un des symboles de l’ouverture à la Nicolas Sarkozy… Aubry s’en remet plus que jamais à sa campagne de terrain avec plusieurs déplacements dans le Pas-de-Calais, un meeting à Paris et une visite de terrain à Strasbourg et Nancy. « Avec 550 initiatives locales hier et avant-hier, on a battu notre record », relève Olivier Dussopt, son porte-parole. Les volontaires de la campagne sont même invités à faire du phoning. Objectif : « contacter 100000 personnes. »

ROYAL montre les dents

La présidente de Poitou-Charentes joue gros cette semaine. Rejointe dans les dernières enquêtes d’opinion par Arnaud Montebourg, largement distancée par Hollande et Aubry, Ségolène Royal n’a plus d’autre choix elle aussi que de hausser le ton. Elle n’a pas hésité hier sur Canal + à se moquer du statut de favori de son ex-compagnon : « Les cimetières sont peuplés de politiques qui étaient en tête des sondages! » « Plus déterminée que jamais », selon Dominique Bertinotti, sa directrice de campagne, Royal mise sur le troisième débat télévisé des primaires mercredi et sur une démonstration de force le lendemain au Bataclan à Paris pour redresser la barre. Preuve que la présidente de Poitou-Charentes ira jusqu’au bout, elle a prévu des « rencontres citoyennes » jusqu’à la veille du scrutin. Pour un ultime baroud d’honneur?

MONTEBOURG veut « être utile »

Non content d’être l’une des révélations de ces primaires, le député de Saône-et-Loire veut son second tour. Toute la semaine, il va marteler le même message : pour que ces primaires soient utiles à quelque chose, il doit être en finale. « Si on met au second tour des gens qui pensent la même chose, ça ne sert à rien », insiste l’un de ses proches, Thierry Mandon, en désignant Hollande et Aubry. Il terminera par un meeting à Dijon vendredi.

VALLS à l’assaut des quartiers

« Il y a encore des gens indécis, des gens à aller chercher », lâche Ali Soumaré, le porte-parole de Manuel Valls. Le député-maire d’Evry rentre aujourd’hui de la Réunion, où il a mené campagne ce week-end. « C’est le seul à y être allé », se félicite son entourage. Valls compte aussi beaucoup sur sa venue auprès des jeunes de Villiers-le-Bel (Val-d’Oise). « A chaque déplacement, il sent qu’il n’est pas isolé, ça le conforte », explique un proche. D’ores et déjà sûr d’avoir rempli son objectif en se faisant connaître, Valls terminera sa campagne par un meeting chez lui à Evry.

BAYLET, médias à fond

Pas de meeting de clôture, un maigre déplacement à Bourg-en-Bresse (Ain), Jean-Michel Baylet mise tout sur une interview dans « Libération » et, surtout, le troisième débat télévisé pour « monter dans les intentions de vote et créer une surprise le 9 octobre ».

Le Parisien

dimanche 2 octobre 2011

LE QUESTIONNAIRE SERA EN LIGNE A PARTIR DU 9 OCTOBRE

L’enquête à laquelle Vous êtes convies à participer s'inscrit dans le cadre d'un
Recherche Universitaire de doctorat de Sociologie et de Science Politique.

Vous aurez la possibilité de participer à la Recherche Universitaire avec la compilation d'un Questionnaire en ligne.

entre le 9 et le 16 octobre C'est quand?

Où participer?
sur le Blog http://lesprimaires.blogspot.com/

sur Twitter
http://twitter.com/#!/LesPrimairesPS


sur la page Facebook
https://www.facebook.com/pages/LES-PRIMAIRES-DU-PARTI-SOCIALISTE-2011/141081982654813?sk=wall

sur Coopol
http://www.lacoopol.fr/groupe/les-primaires-une-recherche-sur-la-democratie

et directement sur votre adresse email Subscribe to LES PRIMAIRES PS 2011 by Email

Tous les votants aux primaires Qui peux participer?


LES DONNEES SERONT TRAITEES DE FACON ANONYME

Bonnes primaires à tous!

samedi 1 octobre 2011

« Primaires: vous avez le choix. Tout est ouvert! »

par thomaspuijalon.fr

Petite interview de l’auteur de ce blog par des lecteurs sur les primaires socialistes:

Raphaël : « Les primaires citoyennes seront-elles réussies ? »
Thomas PUIJALON :
« Les primaires citoyennes sont une expérience inédite dans l’histoire électorale française. Pour la première fois, un grand parti de gouvernement donne la parole aux citoyens pour désigner son candidat. C’est une nouvelle forme de légitimité qui se dessine pour la présidentielle de 2012. La droite a gagné les dernières élections parce qu’elle avait à chaque fois un chef qui régnait sans partage sur un parti tout entier à sa dévotion… Nous allons tenter de donner une légitimité démocratique à la personnalité qui sera candidate. Nous avons l’ambition de redonner du sens à la politique et de permettre aux Français de se réapproprier l’espace et le débat politique.
Pour moi, la haute tenue des débats, qu’ils soient télévisés ou dans dans les fédérations, montre que le Parti socialiste est vivace et prêt à gouverner à nouveau. Les six candidats ont des idées, des différences, des approches qui se complètent et qui viennent apporter la preuve éclatante qu’en politique rien n’est tout noir ou tout blanc. Depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy nous fait croire qu’il n’y a pas d’alternance possible, parce qu’aucune alternative possible.
Nous faisons la démonstration en ce moment que nous avons collectivement travaillé, que nous avons des idées et que nous sommes prêts. Nous avons des solutions. Et la diversité de nos candidats et de leurs réponses me pousse à dire qu’au-delà de l’alternative possible, il y a désormais des nuances possibles dans l’approche de telle ou telle mesure. A droite, certains disent même que nous imposons nos thèmes de campagnes et que nous avons « cannibalisé » le débat démocratique. Alors continuons de parler de fond plutôt que des affaires!
Si les Français ont compris cela, alors la politique a encore un sens ».

Xavier : « Vous avez pris parti pour une candidate. Ne craignez-vous pas des divisions après les primaires? »

TP : « Nous, les socialistes, avons médité nos erreurs de 2007. Le parti n’était pas prêt, le projet non plus. Nous savons aujourd’hui l’état de délabrement de nos services publics après dix ans de politique de droite. Nous savons le déficit abyssal de nos finances publiques, à cause de Nicolas Sarkozy. Nous mesurons avec gravité le chemin qu’il nous reste à parcourir et les responsabilités qui sont les nôtres face à cette échéance. On ne peut pas se dire que l’on va à la curée.
Nous allons devoir tenir de manière en équilibre constant entre la nécessité d’agir, la volonté d’agir, l’éthique et le devoir de responsabilité. Je suis de ceux qui croient que nous n’avons plus d’autre choix que de refaire de la politique au sens noble du terme;
Donc, pour moi, comme pour la majorité de mes camarades, pas question de nous diviser le 17 octobre. Nous serons derrière la personnalité élue, pour faire campagne, faire gagner la gauche et renvoyer Nicolas Sarkozy aux oubliettes de l’histoire.
Et j’ajoute que tout ceci doit être fait pour les Français et pas pour nous-mêmes! »

Christine : « Comment fait-on pour voter? »

TP : « Le 9 et le 16 octobre prochain, chaque Français, se sentant proche des valeurs de la gauche, pourra se présenter dans son bureau de vote des primaires, muni d’une pièce d’identité et d’un Euro. Le Parti socialiste a mis en place un site pour trouver votre bureau. A Issy, grâce au prêt de trois salles par la ville, nous pouvons mettre en place cinq bureaux de vote qui regroupent environ huit bureaux de vote classiques.
Chacun doit s’attendre à ce que les opérations de vote soient parfois un peu longue. La droite dira que nous sommes incompétents… En réalité, trouver un nom sur une liste électorale regroupant huit bureaux est matériellement plus long. Il faut aussi signer la charte des valeurs de la gauche. Vous pourrez aussi nous laisser vos coordonnées si vous souhaitez faire campagne avec nous dans les mois qui viennent. Et il faudra verser également les 1€ symboliques pour participer aux frais d’organisation. Tout ceci prend un peu plus de temps que d’habitude.
J’espère que vous serez nombreux à venir voter. Et que ce moment sera l’occasion de créer du débat, de nous parler et tout simplement de faire une grande fête de la démocratie partout en France!!!
Et n’oubliez pas, vous avez le choix. Vous avez le pouvoir de désigner la personnalité candidate pour 2012. Plusieurs candidats peuvent battre Nicolas Sarkozy en 2012. Tout est donc ouvert. Aux urnes, citoyens! »

LE QUESTIONNAIRE SERA EN LIGNE A PARTIR DU 9 OCTOBRE:

L’enquête à laquelle Vous êtes convies à participer s'inscrit dans le cadre d'un
Recherche Universitaire de doctorat de Sociologie et de Science Politique.

Vous aurez la possibilité de participer à la Recherche Universitaire avec la compilation d'un Questionnaire en ligne.

entre le 9 et le 16 octobre C'est quand?

Où participer?
sur le Blog http://lesprimaires.blogspot.com/

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Bonnes primaires à tous!

La gauche s'apprête à présider le Sénat

par le point.fr

Sauf énorme surprise, c'est Jean-Pierre Bel, un élu ariégeois de 59 ans, jusque-là inconnu du grand public, qui devrait, samedi, être élu par ses pairs premier président socialiste de l'histoire du Sénat.

Président du groupe socialiste du Sénat depuis 2004, il a fait irruption sur le devant de la scène avec le basculement inédit à gauche de la deuxième chambre du Parlement lors du renouvellement sénatorial de dimanche dernier. Il affrontera comme candidat unique de la nouvelle majorité PS, communistes, PRG, Verts, le président sortant UMP Gérard Larcher et l'ancienne secrétaire d'État de François Fillon Valérie Létard, qui concourt sous la bannière centriste.

La division de la droite devrait favoriser l'élection du socialiste dès le premier tour. Le nouveau sénateur Europe Écologie-Les Verts, Jean-Vincent Placé a laissé planer la menace d'une candidature, mais pour mieux négocier des postes de responsabilité pour son parti.

Passation de pouvoir

Les opérations de vote débuteront à 15 h 30 après un discours du doyen de la nouvelle assemblée, le président du Parti communiste réunionnais Paul Vergès. Chaque sénateur, appelé nominativement, déposera son bulletin dans l'urne. Il faut la majorité absolue des suffrages exprimés aux premier et deuxième tours pour être élu, puis relative si un troisième tour est nécessaire.

Le sixième président du Sénat depuis le début de la Ve République prononcera ensuite une allocution avant la passation de pouvoir qui se fera dans la foulée, au Petit Luxembourg, siège de la présidence qui jouxte le Palais du Luxembourg.

Jean-Pierre Bel a promis un "Sénat plus moderne, plus modeste, plus transparent" face à une droite encore sonnée, mais qui va s'attacher à amoindrir les effets de cette défaite à sept mois de la présidentielle. Le sénateur de l'Ariège va dès lundi s'atteler à organiser la nouvelle gouvernance de la Haute Assemblée. Une tâche pas forcément aisée vu l'étroitesse de sa majorité qui compte 177 élus, soit deux de plus que la majorité absolue. Aucun groupe politique ne la détient à lui seul.